negociations salariales 2006 la provoc !
SECAP CGT-FO-CGC
Groupe Pitney Bowes
COMPTE RENDU DES NEGOCIATIONS SALARIALES 2006
La seconde réunion des Négociations Annuelles Obligatoires s’est tenue le mardi 16 Mai 2006.
Pour rappel lors de la première réunion du 2 Mai 2006 nous revendiquions :
Ø Augmentation globale de 3,8% avec un minimum de 2,6% d’augmentation générale
Ø Prime de vacances à 600 €
Ø Revalorisation de la part patronale des tickets restaurant de 3,90 € à 4 €
Ø Respect de la durée du travail (35h/semaine) soit 37h/semaine et 12 jours de RTT
Ø Le lundi de Pentecôte chômé et payé
Ø Rétablissement du temps d’information syndicale aux salariés soit 3h/an
Ø Bonus exceptionnel de 1000 € au titre de la redistribution des bénéfices prévu par la loi
En réponse à cela, la direction propose :
· Augmentation générale : 1%
· Augmentation individuelle : 1%
· Prime de vacances : 515 €
· Revalorisation de la part patronale des tickets restaurant de 3,90 € à 4 €
· 12ième jour de RTT refusé
· Le lundi de Pentecôte reste travaillé
· Pas de rétablissement du temps d’information syndicale mais l’utilisation d’intranet par les syndicats peut être envisagée
· Bonus exceptionnel au titre de la redistribution des bénéfices : 0 €
En contre partie de ce bonus exceptionnel (pourtant exonéré de charges et défiscalisé pour l’entreprise) la direction nous propose un accord d’intéressement sur l’exercice 2006 (donc versé en 2007 si l’objectif fixé par la direction est atteint).
Malgré la diminution constante de la participation, il ne semble toujours pas évident à la direction que les salariés SECAP méritent ce bonus.
Toujours dans un souci d’aboutir à un accord, une contre-proposition à été faite par les organisations syndicales malgré les demandes à minima faites le 2 Mai :
Ø Augmentation générale : 2,6%
Ø Augmentation individuelle : 1%
Ø Prime vacances : 550 €
Ø Bonus exceptionnel au titre de la redistribution des bénéfices : 800 € venant s’ajouter aux 200 € perçus en décembre 2005 par les salariés SECAP
La direction est nettement moins généreuse avec les salariés qu’avec elle même (27% d’augmentation en moyenne pour les plus gros salaires de 2003 à 2004).
Si elle ne se montre pas moins provocatrice dans ses propositions lors de la dernière réunion en date du 1er juin 2006, la signature d’un accord semble difficilement envisageable.
Dans ces conditions, il faudrait d’ores et déjà envisager une journée d’action et de grève le 5 juin prochain.
Nous vous tiendrons bien sûr informé de l’évolution des négociations salariales.